Gefers.

La relation à l'humain et son questionnement éthique

ÉTHIQUE EN RÉÉDUCATION RÉADAPTATION

Comment prévenir les situations de handicap?

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Date : Les 15 et 16 octobre 2020
Lieu : Arles - Palais des Congrès

Lorsque fut créée en 1968 à Paris la Chaire de Clinique de Rééducation Motrice, le Professeur André Grossiord, percevant le côté restrictif de cette dénomination, nous indiquait déjà dans sa leçon inaugurale que le plus important à ses yeux est l’esprit qui anime les professionnels de l’équipe pluridisciplinaire dans la mise en œuvre de leurs différents moyens.

 

Cet esprit – l’esprit de la réadaptation - est celui de préparer une femme, un homme, un enfant, au meilleur genre de vie possible malgré les limitations qui sont les leurs. La réadaptation enrichit de ce fait la conception même que l’on a de la santé que Bernard Honoré définit, entre autres, comme le déploiement des possibilités d’une existence. 

 

Déployer de telles possibilités est de ce fait potentiellement accessible à chacun dès lors que l’on y est aidé et que l’environnement y est favorable et ne comporte pas, ou pas trop, d’obstacles rajoutant de la difficulté évitable à ce qui est parfois déjà si difficile à vivre, si difficile à porter. C’est pour cette raison, comme nous le rappelle Pierre Minaire, que le handicap n’existe pas dans l’absolu car il est en référence à des situations de la vie de tous les jours, ce qui conduit à constater que le handicap n’est pas toujours ce que l’on peut voir ni les personnes handicapées celles que l’on pense.

 

Agir pour prévenir les situations de handicap en permettant d’éviter ou d’atténuer le poids de ce qu’il y a à porter, se présente ainsi comme la finalité commune aux membres des équipes pluridisciplinaires de rééducation-réadaptation, quels que soient les moyens utilisés ou le métier exercé. Une finalité qui, pour Walter Hesbeen, consiste à aider une personne à se créer un mode de vie porteur de sens pour elle et compatible avec sa situation, quelles que soient ses limitations, quelle que soit son affection. Un but qui est donc commun à chacun et qu’il formule également de manière plus métaphorique et poétique : aider une personne à trouver ou retrouver belle allure sur le chemin qui est le sien. Observons combien cette finalité concerne avec la même acuité la famille, les proches si fréquemment confrontés, eux-aussi, au poids de situations et au handicap qui peut en résulter.

 

L’éthique en regard d’une telle finalité - ou l’éthique qui imprègne un tel esprit à l’occasion des moyens de toute nature qui sont utilisés -, nous invite à faire preuve de vigilance tant individuelle que collective afin de ne pas réduire une personne à ses limitations, afin que ne soient pas confondues ses dépendances avec un déficit d’autonomie.

 

Pour exercer cette vigilance, la préoccupation d’une éthique clinique concrète en rééducation-réadaptation nous confronte également à une exigence, celle de penser ou repenser, et parfois avec audace et créativité, la nature réelle de la pluridisciplinarité en se rappelant que travailler ensemble c’est raisonner ensemble et qu’il n’y a donc pas de travail en commun qui poursuit une finalité commune, sans se donner les moyens de raisonner ensemble, ce qui ne se confond pas avec des outils de partage de l’information ni avec des temps de transmission.

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